l’OIPR renforce sa stratégie de conservation

Pendant quatre jours, du 23 au 26 juin 2026, la ville d’Adiaké a accueilli deux ateliers stratégiques organisés par l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR) dans le cadre du Projet Makoré. Consacrés respectivement à la surveillance et à la protection des aires protégées (23-24 juin) puis au suivi écologique et à la recherche scientifique (25-26 juin), ces rencontres ont réuni les principaux responsables techniques de l’institution autour d’un objectif commun : renforcer les capacités opérationnelles de l’OIPR afin d’assurer une conservation plus efficace et durable des parcs nationaux et réserves de Côte d’Ivoire.
Ces deux ateliers traduisent la volonté de l’OIPR d’inscrire la gestion des aires protégées dans une approche intégrée où la protection des espaces naturels repose à la fois sur une surveillance renforcée, une meilleure connaissance scientifique des écosystèmes et une prise de décision fondée sur des données fiables.
À l’ouverture des travaux consacrés à la surveillance et à la protection, le chargé du Projet Makoré, le Colonel Issa Diarrassouba, a rappelé que l’ensemble de ces sessions de renforcement de capacités est rendu possible grâce au financement du Projet Makoré. Il a souligné que cette initiative constitue aujourd’hui un levier majeur pour la gestion durable des aires protégées en Côte d’Ivoire.
Doté d’une enveloppe globale de 15 milliards de francs CFA, le Projet Makoré intervient dans cinq aires protégées prioritaires. Dix milliards sont destinés à alimenter un fonds de dotation géré par la Fondation pour les Parcs et Réserves de Côte d’Ivoire afin d’assurer un financement pérenne des activités de conservation. Les cinq milliards restants financent directement des actions de terrain, notamment le renforcement de la surveillance, le suivi écologique, la réalisation d’infrastructures, l’amélioration des pistes villageoises ainsi que l’accompagnement des communautés riveraines.
Les échanges ont permis d’analyser les nouveaux défis auxquels sont confrontées les aires protégées, notamment l’orpaillage clandestin, les pressions anthropiques croissantes et les différentes formes d’exploitation illégale des ressources naturelles. Face à ces menaces, les participants ont formulé plusieurs recommandations visant à moderniser les dispositifs de surveillance, renforcer la coordination des interventions et améliorer les mécanismes de protection.
Les 25 et 26 juin, les travaux se sont poursuivis autour du suivi écologique et de la recherche scientifique, considérés comme des piliers essentiels d’une gestion durable des écosystèmes.
À cette occasion, le Directeur Général de l’OIPR, le Conservateur Général Tondossama Adama, a souligné que la conservation durable des parcs nationaux et réserves ne peut être efficace sans une connaissance approfondie de l’évolution des écosystèmes. Selon lui, le suivi écologique fournit des informations régulières sur l’état des ressources naturelles tandis que la recherche scientifique permet d’interpréter ces données, d’anticiper les évolutions et d’orienter les décisions de gestion.
Les directeurs de zones ont présenté les résultats enregistrés dans leurs différentes aires protégées ainsi que les défis auxquels ils demeurent confrontés. Ces échanges d’expériences ont permis d’identifier plusieurs pistes d’amélioration pour renforcer l’efficacité des interventions et harmoniser les méthodes de suivi écologique à l’échelle nationale.
Au terme des quatre journées de travaux, les participants ont réaffirmé la complémentarité entre la surveillance, la protection, le suivi écologique et la recherche scientifique. Ensemble, ces quatre leviers constituent désormais les fondements d’une gestion adaptative capable d’anticiper les menaces, d’améliorer les performances de conservation et de garantir, sur le long terme, la préservation de la biodiversité ivoirienne.
À travers ces deux ateliers, l’OIPR confirme son engagement à moderniser ses méthodes de gestion, à renforcer les compétences de ses équipes et à consolider les acquis du Projet Makoré au service d’une conservation durable des aires protégées de Côte d’Ivoire.