Du 8 au 19 juin 2026, puis du 30 juin au 4 juillet 2026, une délégation de la Banque allemande de Développement (KfW) a effectué une mission en Côte d’Ivoire dans le cadre de l’instruction d’un nouveau projet de coopération financière dénommé « Préservation des Aires Protégées de Côte d’Ivoire (PAPCI) ».
La délégation était composée de Mme Rowena Koehler, Chargée de portefeuille, M. Martin Bostroem, Expert technique Senior, Dr Yannick Scheid, Expert technique Senior, M. Geoffroy Damant, Expert environnemental et social, ainsi que M. Fulbert Yao, Coordonnateur senior du secteur biodiversité.
Au cours de cette mission, les experts de la KfW ont eu des séances de travail avec les responsables de l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR), de la Fondation pour les Parcs et Réserves de Côte d’Ivoire (FPRCI), des partenaires techniques et financiers, notamment la GIZ, l’AFD et l’Union européenne, ainsi qu’avec l’Ambassade d’Allemagne en Côte d’Ivoire. Des visites de terrain ont également été effectuées au Parc national du Banco et à la Réserve naturelle de Dahliafleur, les 9 juin, 30 juin et 1er juillet 2026.
La délégation a rappelé que l’Aide-mémoire élaboré à l’issue de cette mission résume les principaux résultats des échanges avec les différentes parties prenantes, sans préjuger des décisions qui seront prises par la Direction de la KfW et le Gouvernement de la République fédérale d’Allemagne.
Elle a également exprimé sa sincère gratitude à l’endroit de l’OIPR pour la qualité des échanges, l’esprit de collaboration qui a prévalu tout au long de la mission, ainsi que pour le professionnalisme et l’engagement des équipes mobilisées.
Le projet PAPCI vise à contribuer à une gestion efficace et durable des aires protégées grâce au financement d’investissements prioritaires. Son objectif est d’améliorer durablement les conditions de gestion et de valorisation des Parcs nationaux de la Comoé et du Banco, afin de contribuer au programme de coopération allemande en faveur de la restauration, de la préservation et de l’utilisation durable de la biodiversité et des paysages forestiers.
Les principaux résultats attendus du projet concernent notamment :
• l’amélioration des infrastructures dans les Parcs nationaux de la Comoé et du Banco ;
• le renforcement des capacités institutionnelles de l’OIPR ;
• l’amélioration des perspectives économiques des populations vivant dans et autour de ces aires protégées ;
• le renforcement de l’accès des femmes aux activités génératrices de revenus.
Concernant le Parc national du Banco, les visites de terrain ont confirmé que plusieurs infrastructures existantes pourraient être réhabilitées dans le cadre du projet. Il s’agit notamment de pistes situées à l’intérieur du parc, de la clôture ainsi que d’un bâtiment pouvant être réhabilité selon une conception durable et adaptée aux aléas climatiques afin d’accueillir un centre d’éducation à l’environnement.
L’OIPR a également présenté ses réflexions visant à renforcer progressivement l’offre d’écotourisme et d’éducation environnementale. Fort de son expérience de collaboration avec plusieurs organisations non gouvernementales intervenant au sein du parc, l’Office envisage que le projet PAPCI puisse contribuer au développement de ces activités avec des partenaires expérimentés.
Les discussions budgétaires ont également permis d’identifier d’autres interventions potentielles portant sur le renforcement des infrastructures et des équipements de surveillance, l’organisation de sessions de renforcement des capacités ainsi que la mise en œuvre d’actions au profit des communautés locales.
S’agissant du Parc national de la Comoé, les échanges ont porté sur la poursuite des acquis des deux premières phases du partenariat. Plusieurs investissements potentiels ont été identifiés, notamment en matière d’infrastructures, d’équipements de surveillance, de renforcement des capacités du personnel et de mesures destinées à renforcer l’implication des communautés riveraines.
Les discussions ont par ailleurs permis de mettre en lumière les enseignements tirés des phases en cours ainsi que la nécessité d’assurer une coordination étroite avec les interventions des autres partenaires, en particulier celles de la GIZ dans le cadre du projet Pro2GRN II, notamment en ce qui concerne le mécanisme de gestion des plaintes.
La mission a également visité le site du futur siège de l’OIPR à la Réserve naturelle de Dahliafleur, où des échanges se sont tenus avec l’architecte chargé du projet. Il a été relevé que la dispersion actuelle des services constitue un frein au fonctionnement optimal de l’institution. La réalisation de ce futur siège contribuera ainsi à améliorer l’efficacité de l’OIPR et à accompagner l’évolution de son organisation.
Les prochaines étapes consisteront à finaliser les négociations du Contrat d’Aide financière et du Contrat d’exécution du projet avec le Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, ainsi que l’élaboration de la Convention séparée avec l’OIPR d’ici fin septembre 2026. Les signatures des différents accords sont envisagées pour le mois d’octobre 2026, tandis que le démarrage du projet est prévu au début du mois de janvier 2027.


