Parc national de la Comoé

Le Parc national de la Comoé est le plus vaste de la Côte d’Ivoire et l’un des plus grands d’Afrique de l’Ouest. Il occupe ainsi la troisième place en termes de superficie en Afrique subsaharienne après les Parcs nationaux du Banc d’Arguin en Mauritanie et de l’Aïr Ténéré au Niger. Il se caractérise par la très grande diversité de sa végétation et tire son nom du fleuve Comoé qui le traverse dans sa partie ouest.

Le Parc national de la Comoé est à cheval sur six départements que sont : Téhini et Doropo au nord, Bouna au nord-est, de Nassian au sud et Dabakala au sud-est, ainsi que Kong à l’ouest et au nord-ouest. Avec une superficie de 1 148 756 hectares, il est classé en 1983 au patrimoine mondial de l’UNESCO comme réserve de biosphère.

L’accès à ce site est facilité par un réseau routier très dense et un fleuve navigable à pirogue avec des affluents qui l’irriguent. Son étendue, sa diversité faunique et floristique offrent des potentialités indéniables pour la pratique de l’écotourisme et de safari. Il possède aussi un large réseau de pistes favorables aux randonnées et une existence de hauts points d’observation tels que le Mont Wabelé (664 m), le Mont Yévélé (635 m), le Mont Boutourou (560 m), le Mont Téhini (560 m). Il existe entre autres une station de recherche allemande vers Kakpin dans le secteur de Nassian.

Aperçu

Date de création

Le Parc National de la Comoé a été créé le 09 février 1968.

Situation

- Région : Bounkani (Bouna), Tchologo (Ferké) et Hambol (Katiola).
- Département : Téhini, Doropo, Bouna, Nassian, Dabakala, Kong.
- Superficie : 1 148 756 hectares
- Habitants environnants : (RGPH 2021) : 037 hbts hbts, soit (23 hbts/km2)

Enjeux

- Conserver le milieu naturel et la biodiversité ;
- Valoriser le potentiel écotouristique ;
- Promouvoir la recherche (gisement de découvertes scientifiques à fort potentiel).

Relations internationales

  • Inscription du Parc national de la Comoé au Patrimoine Mondial (1983)
  • Reconnaissance de l’UNESCO : Réserve de la Biosphère (1982)

Historique

En 1926, il a été créé « Parc de la région nord », situé dans la subdivision de Bouna qui sera dénommé plus tard « Réserve de faune de Bouna » par Arrêté n° 22 du 3 novembre 1942. En 1968, la « Réserve de faune de Bouna » devient le Parc national de la Comoé par le Décret n° 68-81 du 9 février 1968 avec une superficie de 1 150 000 ha. En 1977, une superficie de 850 hectares est extraite du PNC « au profit des agriculteurs et des éleveurs de la sous-préfecture de Téhini » par Décret n° 77-116 du 25 février 1977 portant sa superficie à 1 149 150 ha. Après plusieurs décennies de contestation des limites ouest du PNC par les populations de Gorowi, d’Amaradougou et de Mapina, des négociations menées, sous la houlette des autorités préfectorales, entre le gestionnaire et ces villages ont abouti à la signature d’un procès-verbal d’accord sur les limites dans lesdites localités. Ces accords ont été entérinés par l’Etat de Côte d’Ivoire à travers la prise du Décret n°2018-497 du 23 mai 2018 portant redéfinition des limites du Parc national de la Comoé qui a porté aujourd’hui sa superficie à 1 148 756 ha.

Attractions

De nombreux atouts et attractions touristiques ont été identifiés au Parc national de la Comoé à savoir :

Les monts : Mont Boutourou, Mont Gorowi-Kongoli, Mont Wabelé, Monts Yévélé, Mont Téhini ;
Le fleuve Comoé et les rivières Iringou et Kongo ;
La grotte aux chauves-souris ;
Les mares : Gadiépéré, aux Buffles, aux crocodiles, Dalandjougou, Koumandimi ;
Les plaines de la Lola, de Gansé, de Kongo, etc.
Les bowals

Grâce à la diversité remarquable de ses sites touristiques et à la richesse de sa faune, composée d’un large éventail de grands mammifères, le Parc national de la Comoé présente un fort potentiel en tant que destination touristique d’exception. À ce titre, il pourrait véritablement représenter une source significative de revenus, favorisant ainsi le développement économique de la région à travers :

La création de plusieurs emplois directs ;
La création d’emplois occasionnels ;
Le développement d’activités annexes (hôtellerie, restauration, artisanat, etc.).

La croissance du secteur touristique stimulera la valorisation du nord-est de la Côte d’Ivoire en particulier, ainsi que celle du pays dans son ensemble, en offrant de multiples avantages et opportunités connexes. Elle apportera une contribution directe au développement socio-économique, notamment par l’amélioration des conditions de vie des populations rurales.

Parc National de la Comoé

DIRECTION DE ZONE NORD-EST

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