CONTEXTE ET JUSTIFICATION

La Côte d’Ivoire est un hotspot de la biodiversité en Afrique de l’Ouest, principalement en raison de son écosystème de forêt tropicale guinéo-congolaise, qui abrite une riche diversité d’espèces végétales et animales, dont beaucoup sont endémiques. Cependant, à l’instar des autres pays tropicaux, la Côte d’Ivoire est confrontée aux problèmes de conservation de la biodiversité. Les menaces sur la diversité biologique ivoirienne sont le fait de plusieurs facteurs anthropiques notamment la destruction des habitats naturels, la pêche, l’orpaillage illégal et le braconnage.

Dans l’objectif d’atténuer la disparition de ses ressources naturelles, l’Etat ivoirien s’est doté d’institutions et a défini une politique de gestion de ses ressources. En effet, des écosystèmes forestiers sont mis en défens par la technique juridique du classement. Il en résulte un réseau de 19 aires protégées dont huit (8) parcs nationaux, dix (10) réserves naturelles et une (1) aire marine protégée, couvrant une superficie totale de 2 522 618 ha, soit environ 7,82% du territoire national (OIPR,2025). Il héberge près de 90% des espèces de mammifères et d’oiseaux connues dans la région ouest-africaine (dont plusieurs endémismes). Il renferme la majeure partie du couvert végétal naturel subsistant sur le territoire ivoirien.

Les Parcs nationaux, Réserves naturelles et Aire marine protégée de Côte d’Ivoire, gérés par l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR), représentent des atouts majeurs pour la conservation de la biodiversité et le patrimoine naturel du pays. Ces aires protégées sont des laboratoires à ciel ouvert pour le monde de la recherche et abritent des centres de recherche. A cet effet, de nombreuses études scientifiques dont les travaux ont couvert plusieurs thématiques (écologiques, biologiques, socio-économiques, gestion, etc.) y ont été régulièrement menées par des chercheurs nationaux et internationaux.

Bien que des recherches majeures aient été menées pour la gestion de ces aires protégées, les résultats demeurent dispersés et peu accessibles, ce qui compromet leur valorisation et leur intégration systématique dans les processus de prise de décision stratégiques et opérationnels.

C’est donc pour répondre à ce défi que l’OIPR, en collaboration avec les universités et centres de recherche, envisage d’organiser un symposium scientifique. Il a pour but de diffuser et valoriser ces résultats de recherche auprès des décideurs, gestionnaires, communautés locales et du grand public. Cette rencontre permettra également de créer un espace d’échanges entre les différents acteurs (chercheurs, gestionnaires, ministères, ONG, partenaires techniques et financiers, populations riveraines). Le but est de montrer que les preuves scientifiques informent et orientent directement les politiques, les stratégies et les actions de gestion des aires protégées.

Ce symposium qui portera sur le thème : « 60 ans de recherche dans les aires protégées et leurs périphéries : état des lieux et perspectives » constituera un cadre de rencontres, de partage d’expériences et d’échanges de haut niveau, rassemblant chercheurs, praticiens, gestionnaires, communautés locales et décideurs autour des acquis scientifiques et des perspectives de recherche et de gestion durable.

Les présents termes de référence sont élaborés à l’effet de préciser les modalités de la tenue du symposium qui se déroulera du 28 au 31 juillet 2026 à l’Institut National Polytechnique Félix-Houphouët BOIGNY (INP-HB) de Yamoussoukro.

OBJECTIFS

L’objectif principal du Symposium est de capitaliser et de valoriser les résultats de plus de soixante années de recherches menées dans les aires protégées de Côte d’Ivoire et leurs zones périphériques, en vue de renforcer la valorisation et la conservation de leur biodiversité dans une dynamique de gestion durable fondée sur des bases scientifiques solides.

De façon spécifique, il s’agit de :

  • faire la synthèse des connaissances scientifiques (thématiques, méthodologies, résultats) depuis 60 ans sur la biodiversité, l’écologie, les ressources naturelles et les dynamiques socio-environnementales dans les aires protégées ivoiriennes et leurs zones périphériques ;
  • identifier les insuffisances et les priorités de recherche futures pour répondre aux défis actuels (pression anthropique, changement climatique, financement, cohabitation homme-faune, etc.) ;
  • renforcer les synergies entre chercheurs, gestionnaires, universités, institutions publiques et partenaires techniques afin de favoriser la mise en place d’un cadre de coordination et de valorisation des données scientifiques ;
  • valoriser les résultats des travaux de recherche à travers des publications, expositions, posters scientifiques et communications vulgarisées accessibles aux décideurs et au grand public ;
  • élaborer une feuille de route pour les dix prochaines années (2026–2035) en matière de recherche appliquée à la conservation et au développement durable des aires protégées.

NB: Pour le présent symposium, sont attendus les résumés des programmes, projets et activités de recherche ou de développement, réalisés ou en cours d’exécution, couvrant au moins l’un des axes thématiques définis ci-dessus respectant les indications suivantes :

  • Chaque résumé doit être soumis en français et en anglais. La langue de présentation de la communication, la modalité de présentation (orale ou affichée) et l’axe thématique du colloque concerné doivent être précisés.
  • Les textes doivent être soumis sur une page sans en-tête et pied de page, sans insertion automatique, en police de caractère Times New Roman, en corps 12, en simple interligne, avec une marge droite et gauche de 2,5 cm.
  • Le titre de la communication doit comporter au plus 25 mots et être suivi de 4 à 5 mots clés. Les noms des auteurs suivis des initiales des prénoms (sans points intercalés), les institutions d’affiliation et le contact email de l’auteur correspondant doivent être indiqués.
  • Le corps du résumé, d’une longueur maximale de 300 mots doit être structuré en problématique, objectifs, méthodologie, résultats et conclusion. Il ne doit comporter ni abréviation non explicitée, ni référence.
CONDITIONS ET FRAIS DE PARTICIPATION

Les résumés seront soumis en ligne et analysés par le Comité scientifique. Les communications orales ou les posters se feront en mode présentiel ou en virtuel.

Les frais de participation seront les suivants, en fonction de la période d’inscription et cela indépendamment du mode de présentation.

Le coût des stands autorisés lors du symposium est de 100 000 F CFA par mètre-carré.

INSCRIPTION

Le public cible est constitué de :

Gestionnaires d’Aires Protégées (OIPR et autres structures concernées), Chercheurs et Universitaires (nationaux et internationaux), Centres de recherche (CNRA, CRO, ICRAF, CNF, CRE, etc.), Décideurs politiques (CESEC, Assemblée Nationale, SENAT, Ministères chargés de l’Environnement, du Budget, du Plan, de l’Intérieur, de la Recherche, l’agriculture, Ressources animales, Mines, Eaux et Forêts, Tourisme, de l’Éducation, etc.), Collectivités décentralisées (Conseils Régionaux, Mairies, etc.) et Organisations de la société civile internationales et nationales, Partenaires techniques et financiers (Banque mondiale, UE, KfW, GIZ, AFD, Fondations, etc.), Étudiants, Acteurs des secteurs public, privé, Acteurs de la communication, Populations et libres penseurs.